Funérailles : Les alternatives vertes

Funérailles : Les alternatives vertes

Soucieuses de leur empreinte carbone, de plus en plus de personnes cherchent à limiter leur ultime impact sur l’environnement, en préférant le plus possible des alternatives vertes aux funérailles traditionnelles. En France, la législation n’autorise que l’inhumation et la crémation, limitant alors le nombre de possibilités, pourtant disponibles dans d’autres pays. Il reste cependant quelques manœuvres envisageables pour rendre ses funérailles plus écolo.

Limiter son impact environnemental en France

Inhumation ou crémation

Inhumé ou incinéré, un corps pollue toujours (en se décomposant ou par rejet de gaz), ce phénomène s’accentue avec notre alimentation, riche en conservateurs et autres polluants (pesticides, etc.), à tel point que les corps ne se décomposent plus aussi vite qu’avant.

Le choix de la crémation, dans la réflexion de l’impact écologique de la dépouille, semble donc préférable : le corps disparait d’un coup et les conduits des crématoriums sont étudiés pour filtrer efficacement les rejets toxiques générés pour la crémation. Selon certaines études, une inhumation produirait, en effet, 10% de CO2 de plus qu’une crémation. Aujourd’hui, la crémation a lieu pour 35% des obsèques, et 50% des personnes sondées pour une étude affirment souhaiter une crémation quand leur heure viendra (18% d’entre eux ont défendu ce choix en avançant l’aspect écologique).

Choisir son cercueil

Le choix du cercueil, en plus d’être soumis à de nombreuses réglementations, influe également sur l’empreinte écologique laissée par les funérailles. Il existe plusieurs types, formes, tailles de cercueils afin de répondre aux exigences des différents cas de la législation. Mais aujourd’hui, on trouve également des cercueils en carton.

Ces cercueils en fibres naturelles sont aussi résistants que les modèles en bois. Ils sont entièrement biodégradables et, ainsi, n’entravent pas le processus de décomposition du corps. Il est cependant conseillé de les utiliser dans le cas d’inhumations. Une part importante de l’énergie nécessaire à la crémation est générée par la combustion du bois du cercueil, permettant ainsi une consommation réduite.

Penser aux détails

Avant même de penser à la manière de faire partir le corps du défunt (enterré ou incinéré), il y a quelques actes mineurs qui peuvent déjà jouer sur l’impact environnemental des funérailles. À notre époque, les rites funéraires deviennent de plus en plus sophistiqués, en risquant d’augmenter le rejet de polluants. Plus on va vers la simplicité, plus les rejets sont limités.

La première chose à savoir est que, pour conserver un impact faible, il faut éviter la thanatopraxie, utilisée pour permettre une exposition du corps au funérarium de meilleure qualité. En effet, les soins de conservation sont réalisés en injectant des produits comme le formol, très nocif, dans le corps du défunt pour retarder l’avancée de la décomposition. Ensuite, même si cela parait anodin, c’est à la famille de choisir les vêtements que porte le défunt avant la mise en bière ; préférez des vêtements conçus avec des fibres naturelles (coton, lin, etc.) et évitez les dérivés du pétrole.

Donner de soi

Enfin, le corps peut être « recyclé » grâce au don d’organes, mais aussi au don de son corps à la science. En vous rendant à la faculté de médecine la plus proche de votre domicile, vous pouvez vous inscrire pour faire don de votre corps à la science après votre décès, moyennant un coût de 1000 à 1500€.

Les alternatives vertes aux funérailles traditionnelles

La promession

La promession est une alternative à la crémation (et à l’inhumation) en faisait disparaître le corps par le froid. Le corps, conservé à basse température, est placée dans une cuve remplie d’azote liquide. Refroidi à -196°C, le corps devient extrêmement friable et se désagrège en fines particules, une fois placé sur une table vibrante.

Les résidus métalliques (plombages, broches, etc.) sont ensuite récupérés et peuvent être recyclés. Les restes du défunt sont enfin placés dans une urne biodégradable qui peut être soit inhumée, soit incinérée.

L’aquamation

L’aquamation est un procédé proche de la crémation, du fait que le corps du défunt est aussi détruit. En revanche, comme son nom l’indique, celle-ci se fait par l’eau.

Le corps est plongé dans une cuve remplie d’eau, montée à une température de 93°C, dans laquelle sont rajoutées des doses de carbonates et d’hydroxydes. La température, couplée à l’action des éléments chimiques, accélère considérablement le processus de décomposition. Il faut compter 4 à 6 heures pour que tous les tissus organiques soient consumés. Les os restants sont ensuite réduits en poudre et placés dans une urne.

Le corps ainsi dissout laisse une solution non-polluante, sans aucune trace d’ADN, qui peut alors agir comme fertilisant. L’aquamation utilise 10 fois moins d’énergie qu’une crémation, ce qui la rend encore plus écologique.

La Capsula Mundi

Encore à l’état de projet, l’initiative vient de deux designers italiens. La Capsula Mundi est en fait un cercueil bio, en forme d’œuf. Ce cercueil est uniquement destiné à l’inhumation, puisque cette capsule, composée de bio-plastique, fonctionne sur le même principe qu’une graine. Le corps, placé à l’intérieur, en position foetale, est enterré profondément, avant qu’un arbre, qui peut alors récupérer les nutriments de la capsule pour son développement, ne soit planté dessus.

Les créateurs espèrent ainsi voir naître de nombreuses forêts cimetières qu’ils imaginent moins « lourdes » que les lieux de repos traditionnels.

 

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