Le corbillard

Le transport du corps d'un défunt

La tradition du cortège funèbre remonte à l’Antiquité. Le corbillard est en revanche une invention relativement récente par rapport à l’histoire funéraire de l’humanité. Il est aujourd’hui le moyen de transport privilégié pour mener les défunts à leur dernière demeure.

Aux origines du corbillard

Le terme « corbillard » remonte au Moyen-Âge : à l’époque, des bateaux transportaient des marchandises entre Paris et Corbeil. Ils ont été utilisés pendant la peste pour évacuer les morts de la capitale. Cette activité leur a valu d’hériter de l’appellation « corbeillard », devenue ensuite « corbillard ».

Le terme est entré dans les moeurs mais n’a vraiment été utilisé dans son sens actuel qu’à la fin du XVIIIe siècle. C’est en effet après la Révolution que l’on commence à personnaliser ses funérailles, notamment via des cortèges fastueux.

Les corbillards sont d’abord tirés à bras, puis à cheval. Le nombre de chevaux, le type de corbillard ou encore ses ornements dépendaient de la classe d’enterrement à laquelle le défunt avait droit, en fonction de ses revenus.

Au XIXe, on utilise aussi des trains aménagés pour transporter les membres de la noblesse ou de la bourgeoisie décédés loin de chez eux. Il a également existé des tramways funéraires, à Vincennes et à Lyon. Celui de Lyon était complété par un funiculaire menant au cimetière de Loyasse. Ils permettaient de parcourir des distances plus longues à une époque où la voiture n’était pas encore couramment utilisée.

Tous ces moyens de transport ont progressivement disparu dans les années 20, avec l’avènement du véhicule motorisé. Si la couleur de prédilection était le noir, aujourd’hui les professionnels ont tendance à lui privilégier le gris.

Le saviez-vous ?

On appelle philocorbiens les collectionneurs de corbillards. C’est en France que se trouve la plus grande collection du monde, avec plus de 150 pièces dont certaines ont 200 ans.

Règlementation des véhicules funéraires

Le corbillard est un véhicule funéraire utilisé pour transporter le défunt du lieu de mise en bière au cimetière, en passant par la salle de culte ou de cérémonie.

Les véhicules mortuaires devant répondre au plus grand nombre d’exigences législatives sont les véhicules de transport avant mise en bière, qui doivent comporter une partie réfrigérante pour conserver le corps du défunt.

En ce qui concerne les véhicules de transport après mise en bière, la partie contenant le cercueil doit être séparée de celle où se trouvent le conducteur et les porteurs. Le cercueil ne doit pas être visible lorsque le véhicule sort de la commune du lieu de mise en bière, sauf lors d’un convoi funéraire. Il doit également pouvoir être bloqué pendant le trajet.

Étant donné que les opérateurs funéraires utilisent souvent un même véhicule pour les différents types de transport, il n’est donc pas rare que les corbillards présentent des caractéristiques similaires aux fourgons mortuaires des transports avant mise en bière. Cependant, certaines agences proposent des services plus personnalisés, comme des véhicules hippomobiles.

Le saviez-vous ?

Les corbillards aussi se mettent au vert en devenant électriques. L’autonomie réduite de ce type de véhicule n’est en effet pas un problème puisqu’ils sont en général utilisés sur de courtes distances. De plus, le fait qu’ils soient silencieux favorise le recueillement des familles et le respect de l’atmosphère des cimetières.

 

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