L’humusation des corps

L'humusation est une alternative aux funérailles traditionnelles.

L’humusation est une alternative verte aux funérailles traditionnelles. Ce nouveau concept n’est pour l’instant autorisé nulle part. En France, seules l’inhumation et la crémation sont légalement acceptées. Dans d’autres pays, la cryogénisation ou la promession sont également permises.

Qu’est ce que l’humusation ?

Après la Capsula Mundi et le cercueil en carton, l’humusation du corps est une nouvelle idée de sépulture écologique. L’idée est simple : transformer un corps en humus.

C’est en enterrant l’une de ses poules dans un compost que Francis Busigny, l’initiateur du projet, s’est rendu compte de la rapidité avec laquelle un corps pouvait se transformer en humus.

C’est alors qu’il a eu l’idée d’adapter le concept à l’Homme. Cependant, cette solution n’est pour l’instant autorisée dans aucun pays.

Une pétition circule en ligne pour légaliser l’humusation.

Le saviez-vous ?

L’humus est la partie supérieure du sol composée de matières organiques, c’est-à-dire la matière fabriquée par les êtres vivants.

Le déroulement

Le Jardin-Forêt de la Métamorphose

Pour cette pratique, le cimetière est remplacé par un « Jardin-Forêt de la Métamorphose ». D’un côté, un Jardin où les corps en plein humusation reposent. Lorsque le processus est terminé, la famille peut récupérer le compost obtenu et l’utiliser pour planter un arbre dans le côté Forêt.

La préparation

Avant de commencer le processus d’humusation, le défunt doit être démuni de tous éléments extérieurs (vêtements, bijoux). Il sera ensuite emmailloté dans un linceul puis déposé sur une civière réutilisable dont le couvercle peut être personnalisé.

Une fois prêt, le corps est déposé sur 50 cm de bois d’élagage et de lignite broyés. Puis il est recouvert de 2 m³ du même mélange auquel on ajoute des feuilles mortes et de la paille broyée afin de conserver le corps « au chaud ».

Le processus

Dès que le défunt est installé, le processus d’humusation peut commencer. Sur le « monument vivant » sera ajoutée une stèle (en bois ou en pierre) sur laquelle le nom, la date de naissance et la date de décès figureront.

Quelques mois plus tard, l’édifice aura fortement diminué. Le corps aura été consommé par des micro-organismes et des particules du sol qui l’auront petit à petit transformé en terreau.

Les responsables appelés « Humusateurs » pourront aller retirer tous les matériaux non biodégradables et broyer tous les os qu’il reste. Ils reconstruiront ensuite le « monument vivant » en ajoutant un peu d’argile et en ajustant le taux d’humidité. Le processus peut alors se terminer.

Il dure en général une année, le temps au corps de se décomposer et de se transformer en 1 à 2 m³ de compost.

Le saviez-vous ?

Dans l’humusation, le corps ne produit ni cadavérine ni putrescine, qui sont les deux molécules responsables de l’odeur nauséabonde de la putréfaction d’un cadavre. L’humus formé a donc une odeur agréable et naturelle, comme dans une forêt.

L’après humusation

Une fois le corps entièrement transformé en humus, la famille peut récupérer un seau de ce compost auquel est ajoutée une jeune pousse choisie à l’avance. Ils pourront planter cet arbre dans la Forêt développée à cet effet ou sur un terrain familial. Cependant, cette pratique est interdite en France car les défunts doivent être enterrés dans une concession. Ce terreau riche et naturel peut alors régénérer tous sols.

Les caractéristiques de l’humusation

  • Le cercueil est remplacé par une civière réutilisable et un simple linceul biodégradable.
  • Les frais de concession, de conservation et de cercueil, sont à retirer du coût total (encore inconnu).
  • La famille n’a pas besoin d’entretenir le monument.
  • Il n’y a aucun rejet de produits toxiques ou néfastes pour l’atmosphère ou la terre.
  • La famille doit réserver une place de 3m³ pendant 1 an dans le Jardin.

Vers une autorisation ?

En Belgique où l’idée est née, la loi sur les funérailles a été modifiée le 21 février 2014. D’après le fondateur Francis Busigny, ce changement ouvre la porte à de nouvelles formes de funérailles comme l’humusation. En revanche, en France, l’article L-362-2-1 du Code des communes oblige le défunt à reposer dans un cercueil scellé. Pour l’instant, l’humusation ne peut donc pas être autorisée.

 

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