L’aquamation

Nouvelles pratiques pour le défunt : l'aquamation

Inhumation et crémation sont aujourd’hui les deux principales méthodes pour faire disparaître le corps du défunt, et les seules légales en France. Il existe cependant d’autres procédés comme l’aquamation, la promession ou la cryogénisation.

Le concept d’aquamation

Le procédé

L’aquamation, ou crémation sans combustion, est un procédé funéraire proche de celui de la crémation, à la différence près qu’elle est faite par l’eau.

Le corps du défunt est placé dans une cuve remplie d’eau chauffée à 93°C à laquelle sont ajoutées des doses de carbonates et d’hydroxydes. L’accumulation des effets de chaleur et des éléments chimiques entraine l’accélération du processus de décomposition des tissus organiques. L’aquamation prend en moyenne 4 à 6 heures, à la suite desquelles ne restent que les os qui sont réduits en poudre puis placés dans une urne qui peut être remise à la famille. Le corps est ainsi dissous et génère une solution liquide non polluante et libre de toute trace d’ADN qui peut être utilisée comme fertilisant pour les terres des cultures.

Il s’agit donc d’une solution écologique qui ne produit pas de matières polluantes et qui consomme 10 fois moins d’énergie que la quantité nécessaire à la réalisation d’une crémation.

La naissance du concept

Le processus d’hydrolyse alcaline a été créé par la médecine, dans le but d’éliminer les matières biologiques infectieuses à moindre coût. Cette technique s’est par la suite étendue aux élevages, les bêtes malades pouvaient ainsi être réduites et ne risquaient plus de contaminer le reste du troupeau.

L’Angleterre l’a notamment utilisée dans ses abattoirs, lors de l’épidémie de vache folle. Dans le reste de l’Europe, l’aquamation pour les abattoirs a été autorisée légalement le 25 février 2011.

Aujourd’hui, elle n’est autorisée pour les humains qu’en Australie, dans 7 États des États-Unis et au Québec, où la première machine à aquamations a été inaugurée le 20 mars 2015.

Le saviez-vous ?

L’aquamation est également possible en France pour les animaux de compagnie.

Aquamation et cultures

Aquamation et religions

Le principe de l’aquamation est en accord avec les préoccupations écologiques. Elle représente un retour à la nature direct, le corps devenant une sorte d’engrais naturel.

Ainsi, elle est compatible avec la religion et les croyances bouddhistes, elle en découle même. Elle est également acceptée par la croyance chrétienne, mais pas par la religion musulmane.

Les rites funéraires anciens

On trouve déjà dans l’Histoire des rites funéraires de disparition du corps par l’eau, notamment dans la culture scandinave des VII et VIIIème siècles. On peut notamment penser à certains Vikings qui procédaient à une inhumation en eaux marines, comme les Oseberf. En Angleterre et en Irlande également, on a procédé à ce genre de rites.

Le saviez-vous ?

Il arrive encore aujourd’hui, à titre honorifique, que cette pratique se fasse sur les officiers supérieurs de la Marine britannique.

La résomation

Aujourd’hui expérimentée aux USA par une société écossaise, la résomation est une forme d’aquamation traitant le corps dans une eau à 150/180°C mise sous pression pour éviter l’ébullition. La dissolution du corps peut alors prendre jusqu’à deux fois moins de temps. Les os sont également récupérés et broyés à la fin du processus.

Même si la résomation consomme plus et rejette plus de gaz à effets de serre que la simple aquamation, elle demande toujours 7 fois moins d’énergie et rejette un tiers de CO2 de moins que la crémation.

 

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