Le crématorium

L'étape de la conservation du corps

Le crématorium est le lieu de crémation du corps du défunt. La structure est équipée de fours crématoires soumis à de nombreuses réglementations. Il est propriété de la commune et peut être géré par délégation. Après crémation, les cendres sont dispersées ou placées dans une urne qui pourra être inhumée.

Le crématorium

Le crématorium est un bâtiment appartenant à la commune, destiné à accueillir la crémation des corps des défunts. Le lieu peut également recevoir une cérémonie pour rendre un dernier hommage au défunt.

En France, une loi a été voté en 1887 permettant aux français majeurs et émancipés de choisir leur mode de funérailles (inhumation ou crémation). Le premier crématorium construit est celui du cimetière du Père-Lachaise, en 1889. La crémation connaît cependant des débuts difficiles, l’Église ne l’autorisant qu’en 1963.

Réglementation du crématorium

Création et gestion

Devant la demande croissante de crémations en France, de plus en plus de crématoriums se construisent. Ces établissements sont créés et appartiennent à la mairie de la commune du crématorium ou à l’établissement public de coopération intercommunale. Leur gestion peut cependant être déléguée. La majorité est en effet gérée par la délégation de service public, souvent par une agence de pompes funèbres.

La création d’un crématorium demande, en amont, une enquête publique, un avis de la commission départementale compétente en matière d’environnement, ainsi qu’une autorisation préalable du préfet. Tout dossier n’ayant réuni ces éléments ne peut être étudié.

Structure

Le crématorium se décompose en deux parties : la première accessible au public, la seconde, technique, réservée aux professionnels.

La partie publique doit disposer d’au moins un local d’accueil et d’attente pour les familles, d’une salle de cérémonie et de remise de l’urne et enfin d’une salle de présentation visuelle de l’introduction du cercueil dans le four crématoire. L’isolation phonique de la salle de cérémonie doit être d’au moins 30 décibels pour ne pas perturber le bon déroulement des événements. Lorsque le crématorium est situé en bordure de route classée bruyante, l’isolation phonique doit être aux mêmes normes que les habitations.

La partie technique est la salle où se déroule, entre autre, la combustion du corps. Elle doit être équipée d’au moins un four, un pulvérisateur de calcius (ou crémulateur), d’une salle d’introduction du cercueil et d’une salle de dépôt temporaire des urnes. Les salles doivent communiquer entre elles par des systèmes de portes afin de garder toutes opérations hors de vue du public. La salle du four et d’introduction du cercueil doivent être séparées des salles adjacentes par des parois fixes de degré coupe-feu deux heures et des parois mobiles de degré coupe-feu une heure. Ces salles doivent également être équipées, dans leurs parties hautes et basses, d’aérations d’au moins 16cm², donnant directement sur l’extérieur.

Les fours crématoires doivent être composés d’une seule chambre de combustion et d’au moins une chambre de post-combustion permettant l’évacuation des gaz. L’équipement doit permettre la combustion du corps dans une durée inférieure à 90 minutes. Ils doivent également posséder un système d’introduction du cercueil en moins de 20 secondes, évitant toute intervention et contact manuel. Des sécurités empêchent l’ouverture du four si la chambre de combustion est à une température inférieure à 350°C ou supérieure à 900°C. Chaque four doit être contrôlé tous les deux ans.

 

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