Les étapes du deuil

Les différentes étapes du deuil

Le deuil est un processus naturel relatif au sentiment de perte et de douleur subi suite à la disparition d’un proche. On peut distinguer un certain nombres d’étapes liées à ce processus.

Le deuil

Le deuil est un cheminement intérieur qui se construit en réaction à un sentiment de perte. Il conduit de la douleur à l’acceptation de l’absence et à la mise en place de nouveaux repères.

Il peut parfois se traduire de façon physique (douleurs, insomnie, faiblesses, troubles de l’appétit, etc.) et est proportionnel à l’attachement porté au disparu.

Le soutien des proches facilite grandement le processus conduisant à surmonter un deuil.

Le saviez-vous ?

Aujourd’hui, il est rare d’afficher son deuil de façon ostensible, par le port d’un brassard noir ou de vêtements sombres. Cependant, en cas de deuil national, il est toujours d’usage de mettre les drapeaux des institutions en berne et de respecter une minute de silence.

La détermination des étapes du deuil

Ces étapes ont été déterminées en premier lieu par Elisabeth Kübler-Ross qui a écrit en 1969 un essai intitulé On Death and Dying. Spécialisée dans les soins palliatifs et l’accompagnement de la fin de vie, elle note que les patients en phase terminale d’une maladie réagissent de façon similaire à l’imminence de leur décès.

D’autres théoriciens, comme John Bowlby ou William J. Worden ont aussi étudié les différents stades du deuil et les mécanismes de défense mis en oeuvre par l’individu.

Ces réactions sont classifiées en plusieurs grandes étapes générales, qui vont de 3 à 7 selon les études. Il est possible de les appliquer aux personnes subissant le deuil d’un proche (qu’il s’agisse d’un membre de la famille, d’un ami, ou encore d’un animal de compagnie), à condition que cette perte soit inattendue ou non-souhaitée. La différence vient du fait qu’au lieu de devoir apprivoiser sa mort, il faut tenter de surmonter l’absence du disparu.

Il est important de noter que ce classement n’a pas valeur de vérité absolue : selon les personnes, ces étapes peuvent être vécues différemment. Il arrive même que certaines d’entre elles soient éprouvées plusieurs fois, voire pas du tout. Il est cependant utile de les connaître, afin de comprendre le processus de deuil et se rassurer face à ce qui est vécu.

La sidération

C’est l’étape du choc, qui intervient en général à l’annonce du décès d’un proche. Cette période très courte entraîne une phase d’engourdissement, un détachement par rapport à la réalité.

Elle s’accompagne par la suite d’une phase de déni : la victime de la perte ne parvient pas à accepter ce qui lui arrive. C’est à ce moment que l’exposition du corps se révèle cruciale : elle permet d’appréhender pleinement les faits et d’embrasser sa peine.

La colère et le marchandage

Le sentiment de vivre un événement injuste prédomine dans cette phase. Il se traduit par des phases de colère qui se dirigent vers le défunt, l’entourage voire l’endeuillé lui-même. Le but est de trouver un responsable à sa détresse pour pouvoir évacuer sa douleur. Plus les circonstances du décès sont tragiques, plus ce sentiment est fort.

Il peut s’accompagner aussi d’un fort sentiment de culpabilité et de tentatives de marchandages via des prières ou le souhait d’une tournure différente des événements.

Dépression

C’est la phase la plus difficile et la plus longue du processus. La très grande tristesse des endeuillés se traduit aussi bien par des questionnements moraux que par un inconfort physique. Les habitudes sont chamboulées, les repères habituels ont disparu. La désorientation est à la fois psychique et matérielle.

Il arrive que l’on pense percevoir la présence du défunt, et l’on éprouve le besoin de lui parler. On recherche aussi la compagnie de ses proches, dans la peur de les perdre eux aussi.

L’acceptation et la reconstruction

L’endeuillé commence de nouveaux projets, pense au futur, s’investit dans des relations sociales. Même si la douleur est toujours présente, la perte est intégrée et acceptée. L’individu ne ressent plus de culpabilité à l’idée de vivre sans l’absent, ce qui lui permet de repartir sur de nouvelles bases et de reprendre sa place dans la société.

Le saviez-vous ?

Un enfant n’a pas la même perception du deuil qu’un adulte. Il est primordial de le faire participer aux étapes des obsèques pour qu’il en comprenne le caractère définitif et puisse entamer le travail de deuil.

Durée du deuil

Il n’existe pas de durée moyenne de deuil à proprement parler : cela peut varier fortement selon les personnes. Il est cependant admis que les dates anniversaires du défunt sont des périodes cruciales, soit qu’elles réactivent la douleur ou qu’elles permettent de mesurer le chemin parcouru depuis le décès.

Il arrive tout de même que certains deuils, qualifiés de « compliqués » voire de « pathologiques », puissent nuire au processus naturel du deuil. Cela peut aller jusqu’au développement d’addictions ou de symptômes similaires à ceux que présentaient le disparu. Dans ce cas, il est important de s’adresser à son entourage et de ne pas rester seul.

 

72 % des Français pensent qu’il est important de pouvoir préparer ses obsèques à l’avance.
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