La pose du monument

La pose du monument funéraire

La pose du monument funéraire est un élément essentiel, mais non obligatoire, de l’identification d’une sépulture. Bien qu’en général demandée par les héritiers du défunt, la pierre tombale peut être placée à l’initiative de proches sans lien familial et ce sans qu’ils aient besoin de recourir à une autorisation particulière (CGCT, art. L. 2223-12). Cependant, les droits des concessionnaires s’étendent au monument funéraire présent sur la tombe. Ils sont donc tout à fait en droit de faire retirer ce dernier dans le cas où il ne correspondrait pas à leurs attentes, sans avoir à s’en justifier auprès de qui que ce soit.

Travaux préparatoires

Le fossoyeur prépare la sépulture 24h avant l’inhumation en l’ouvrant et en la couvrant temporairement de plaques de ciment jusqu’au moment de l’inhumation. Cependant, il n’est en général pas en charge de la mise en place du monument funéraire. C’est à l’ouvrier marbrier funéraire que revient cette tâche. Il va ainsi creuser les fondations, installer le caveau s’il y a lieu et assembler les éléments de la pierre tombale.

Dans la pratique, il arrive que ces deux fonctions soient remplies par la même personne.

Les éléments du monument funéraire

Pour connaître le détail de la composition d’un élément funéraire, vous pouvez vous rendre sur la fiche dédiée au descriptif de la pierre tombale.

Le poids total d’un monument funéraire varie entre 750 kg et 1 tonne, selon les éléments et les matériaux le composant. La stèle à elle seule peut peser jusqu’à 300 kg.

La pose du monument funéraire

Les intervenants doivent demander une autorisation de travaux aux responsables du cimetière, en précisant la nature des travaux exécutés ainsi que l’emplacement où ils auront lieu et leur durée. Cette demande est tout aussi nécessaire pour la pose d’un monument que pour des rénovations.

Le transport des éléments de la sépulture peut être effectué manuellement ou mécaniquement (bras de levage, chariot élévateur, etc.). L’usage de ces derniers est déterminé par l’espace disponible entre les tombes. Ce dernier peut n’être en effet que de 30 cm, ce qui laisse peu de marge pour manoeuvrer des appareils imposants.

Même dans le cas d’une tombe pleine terre, des travaux de terrassement sont nécessaires pour préparer l’enterrement et limiter les risques d’affaissement de la sépulture. Par ailleurs, la pose du monument funéraire doit se faire dans les limites de la concession accordée par la mairie. Ces dernières sont en général signalées par la largeur de la semelle de la tombe.

Les ouvriers en charge de la pose vont prendre soin de protéger les sépultures voisines. Ils s’occupent également du nettoyage des débris ou salissures occasionnés par le chantier.

Le saviez-vous ?

Vous n’êtes pas obligés d’avoir recours à des pompes funèbres ou des marbriers funéraires pour faire installer une pierre tombale. Il s’agit d’une prestation de services qui n’est en aucun cas obligatoire. Cependant, en plus de l’aspect technique de ce type de travaux et de la nécessité d’avoir recours à du matériel adéquat, les professionnels sont tenus de fournir une garantie décennale, bien utile en cas de dégradation précoce du monument. Pour vous faire une idée des tarifs, vous pouvez faire une demande gratuite de devis marbrerie directement sur notre site.

L’aménagement provisoire

Selon les modalités choisies pour l’inhumation, la pose du monument pourra être différée.

Dans le cas où la famille aura choisi de faire construire un caveau, elle peut se faire immédiatement après les obsèques.

En revanche, cela prend entre 3 à 6 mois pour une inhumation pleine terre. Ce délai est nécessaire pour permettre à la terre de se tasser, et ainsi assurer une certaine stabilité à la sépulture. Pour pallier cet inconvénient, certaines pompes funèbres mettent en location des tombes temporaires, en général sobres et composées uniquement d’une tombale, pour permettre de déposer des plaques et des fleurs.

Et après ?

Un entretien régulier du monument funéraire est requis de la part des concessionnaires ou héritiers. Si, en raison d’un manque d’entretien, la sépulture finit par s’affaisser ou s’effriter, et que cela nuit aux monuments voisins, les propriétaires de la concession sont tenus de prendre en charge les réparations nécessaires. Dans le cas où des passants seraient blessés par des éléments de la tombe, cela peut même conduire jusqu’à des poursuites pénales.

Si vous n’avez pas la possibilité d’entretenir vous-mêmes la tombe de vos proches, vous pouvez en charger une entreprise. Obtenez gratuitement un devis d’entretien de sépulture sur notre site.

Au bout de 30 ans, si une concession n’a pas été entretenue, la mairie en charge du cimetière peut faire une déclaration d’abandon par procès-verbal. Les héritiers ont alors 3 ans pour se manifester et entreprendre des rénovations. Dans le cas contraire, un arrêté municipal détermine une reprise de cette concession. Les monuments présents sur la tombe seront alors ôtés, les pièces encore intactes revendues, et les restes des anciens occupants exhumés et installés dans l’ossuaire municipal. La concession sera par conséquent mise à disposition pour une autre famille.

Dans le cas d’une concession perpétuelle, la règle est la même mais il faut de plus que se soient écoulés 10 ans depuis la dernière inhumation.

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