Le caveau funéraire

Tout savoir sur l'article de marbrerie : le caveau funéraire

On distingue deux possibilités offertes aux familles pour inhumer un défunt. La première consiste en une inhumation pleine terre : le cercueil est placé en contact direct avec le sol. L’autre fait appel à la mise en place de caveaux funéraires.

Qu’est-ce qu’un caveau ?

Un caveau est une sépulture isolant le cercueil de terre et pouvant accueillir un ou plusieurs défunts. Il est conçu par un marbrier funéraire qui saura vous conseiller sur le choix et le prix du caveau funéraire.

L’équivalent pour les urnes funéraires s’appelle un cavurne. Une fois refermé, le caveau peut être recouvert d’une pierre tombale.

Les caveaux peuvent accueillir entre 1 et 10 places et assurent une étanchéité à la sépulture, permettant ainsi de préserver l’aspect des cercueils.

Il existe un compromis entre l’inhumation pleine terre et le caveau, afin de protéger le cercueil de façon plus économique : le caveautin ou fausse-case de fond. Bien que n’étant pas imperméable, il est entouré de béton pour diminuer la pression de la terre.

Les différents types de caveaux funéraires

Il existe trois types de caveaux funéraires : les caveaux enterrés, les caveaux hors-sol (ou « enfeus ») et les caveaux provisoires.

Les caveaux enterrés

On distingue :

  • le caveau traditionnel : les cercueils sont disposés les uns au-dessus des autres ;
  • le caveau double : les cercueils sont superposés par rangées de deux ;
  • le caveau parisien : caveau à deux places dont les cercueils sont placés côte à côte.

Parmi ces caveaux, les séparations peuvent être à cases (la séparation entre les étages est un bloc horizontal), à tiroirs (les séparations entre les étages n’occupent que la surface du cercueil, le reste forme un puits) ou avec un mur de refend (mur porteur et séparatif ajouté dans le caveau).

Les caveaux hors-sol

Très représentés dans le sud de la France, les enfeus (ou caveaux aériens) sont au départ des sépultures encastrées dans les murs de monuments religieux. Aujourd’hui, ce terme désigne de façon générale les structures funéraires où le cercueil n’est pas dans le sol mais au-dessus de celui-ci.

Ils sont également adaptés pour les cimetières aux fortes contraintes environnementales, présentant des accès difficiles et des surfaces en pente.

Les caveaux temporaires

Souvent placés hors-sol, ces caveaux sont sous la responsabilité des communes administrant les cimetières. Ils permettent d’accueillir les défunts dans le cas où l’accès au monument définitif serait retardé. Cela peut être dû à des retards dans les travaux entrepris par les marbriers funéraires, comme à des conflits familiaux entraînés par des divergences d’opinion sur le devenir du défunt.

Le caveau, comme nombre d’articles funéraires, offre donc de larges possibilités en matière de personnalisation.

Le saviez-vous ?

Le dessinateur et caricaturiste Siné, qui a notamment travaillé pour Charlie-Hebdo, a déjà fait construire son caveau au Père-Lachaise. Recouvert d’une sculpture funéraire en forme de cactus en bronze, il présente la particularité de pouvoir accueillir jusqu’à 60 urnes cinéraires : famille et amis y sont donc bienvenus.

La construction du caveau

Avant de débuter la construction d’un caveau, il faut obtenir auprès de la mairie de sa commune une concession dans le cimetière souhaité. Il est recommandé que la durée de cette dernière soit assez longue (plus de 15 ans) pour que l’investissement entraîné par le caveau soit valable dans le temps. En effet, une seule concession de 2 m2 peut ainsi accueillir plusieurs membres de la même famille.

Un caveau peut être fabriqué de plusieurs façons :

  • en préfabriqué (ciment armé),
  • en monobloc étanche (très lourd mais particulièrement étanche),
  • en couronnes superposées,
  • en béton coulé sur place.

La profondeur d’un caveau varie entre 2 et 4 m selon le nombre de cases requises. L’ensemble est surmonté d’un vide sanitaire de 1 m de hauteur. Certaines mairies imposent des normes et limites aux tailles et compositions des monuments funéraires, pensez à vous renseigner.

La fabrication du tout prend environ 3 jours (selon le nombre de places), et le caveau sèche suffisamment vite pour pouvoir être fermé à l’issue des obsèques. À l’inverse, pour une famille bénéficiant déjà d’un caveau familial, il suffit simplement aux pompes funèbres de rouvrir la sépulture, sans avoir à exécuter de travaux supplémentaires.

Les tarifs du caveau funéraire

La construction d’un caveau familial requiert un investissement important : il faut prévoir environ 2 000€ pour un caveau à deux places, sachant que ce prix varie en fonction de la taille du monument et de la région où il est installé. Cependant, ce choix s’avère avantageux sur le long terme : la réouverture d’un caveau pour une nouvelle inhumation coûte environ 500€ et il n’est pas nécessaire de refaire installer une sépulture pour identifier la tombe.

Qui a accès au caveau ?

L’accès au caveau dépend de la nature de la concession. Si la concession est individuelle, seul le titulaire peut y être enterré. Si elle est collective, les bénéficiaires de la concession sont directement nommés, excluant tout héritier potentiel. Pour que ces derniers puissent être enterrés dans un caveau de famille, la concession doit être familiale. Dans ce cas, chaque héritier direct à des droits égaux sur la concession : c’est le principe d’indivision perpétuelle. Par conséquent, toute décision concernant le monument funéraire devra être prise collectivement. Par ailleurs, l’accès au caveau se fait à ce moment-là dans l’ordre des décès. Dans le cas où il serait complet, des réunions ou réductions de corps sont envisageables : les restes des défunts sont rassemblés dans une boîte, libérant la place pour les suivants. Il est aussi possible d’agrandir le caveau en faisant creuser des cases supplémentaires.

Attention :

Il est possible que soit mentionné également le nom des personnes exclues de la concession. Cette exclusion s’applique même s’il s’agit d’un héritier direct : le concessionnaire a tout pouvoir sur sa sépulture.

Dans le cas d’un caveau installé dans une propriété privée, la présence du monument ne donne pas droit automatiquement à y être inhumé. En effet, l’autorisation accordée par le préfet d’être enterré dans un domaine privé est personnelle et nominative. Elle est donc à renouveler à chaque décès.

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